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l'Europe que nous voulons
L’Europe qui affiche son identité
L’Europe doit affirmer des valeurs et se fixer des objectifs. Le projet de Constitution, rappelle les valeurs qui fondent l’Union : égalité des êtres, liberté, respect de la raison, démocratie, état de droit et respect des droits de l’homme dans une société caractérisée par le pluralisme, la tolérance, la justice et la solidarité. L’Union a pour but de promouvoir la paix, ses valeurs, et le bien-être de ses peuples » Nous souscrivons aux valeurs et aux objectifs proposés par le projet de Constitution.
L’Europe prospère et solidaire
L’Union européenne organise l’économie de marché et la libre circulation des marchandises, services, capitaux et personnes ce qui a permis sa prospérité. Elle doit achever la construction du marché intérieur et poursuivre sa politique de développement économique. Ceci passe par un environnement favorable à l’investissement et à l’innovation, des infrastructures modernes, une éducation de qualité, un niveau élevé de recherche et développement, un marché du travail souple et efficace, etc. Nous souhaitons une activité économique respectueuse de l’environnement et des besoins des générations à venir.
Nous souhaitons une activité économique respectueuse de l’environnement et des besoins des générations à venir.
Nous pensons qu’une économie dynamique et prospère est le meilleur moyen d’assurer un niveau d’emploi élevé et de financer une protection sociale de qualité, gages d’une cohésion sociale forte.
L’Europe politique
Nous militons pour que l’Europe acquiert une dimension politique qui lui permette de devenir un acteur dans le monde et de peser sur son destin. L’Europe doit disposer de la capacité de développer une vision stratégique, et se doter des moyens nécessaires à sa politique, y compris militaires.
L’Europe, construction libre et démocratique, fait partie de l’ensemble des démocraties occidentales. Elle doit rester un allié sûr des Etats-Unis et organiser sa défense dans le cadre de l’Alliance Atlantique, ce qui n’empêche pas des divergences d’opinion.
Le projet de Constitution constitue un premier pas dans ce sens. Il faudra un jour disposer d’un véritable exécutif capable de décider à la majorité sous contrôle démocratique des Etats membres et du Parlement Européen.
Des coopérations renforcées à l’intérieur de l’Europe
Il n’est pas réaliste de croire que l’Union avancera à 25 sur tous les sujets.
Certains Etats membres pourront décider de s’organiser en groupes pionniers, comme le prévoit le projet de Constitution, pour traiter des sujets tels que la sécurité du territoire européen, menacée par le terrorisme international, ou la lutte contre la pollution de l’air et de l’eau qui relève d’une politique mondiale de long terme portée par l’Europe.
L’Europe fédérale
L’Europe reste encore trop complexe car trop de compétences sont partagées ou soumises à la coordination. Il faut aller vers un système dans lequel l’Europe a peu de compétences mais les assume complètement, le reste allant aux Etats membres, en vertu de l’application stricte du principe de subsidiarité. On aurait un double mouvement, d’une part l’accroissement des compétences exclusives (en y mettant notamment la politique extérieure et de défense commune), d’autre part une plus grande autonomie des Etats à l’intérieur d’un corpus commun de principes qui s’impose à tous (en particulier en matière économique).
Une structure fédérale est le seul moyen pour réaliser l’unité sur l’essentiel tout en respectant la diversité qui fait la richesse de l’Europe
Un espace géographique aux contours définis
L’Europe doit être un espace défini, construit autour de critères géographiques, culturels, historiques et politiques.
Elle devra regrouper à terme :
· les 25 membres actuels (bientôt 27 avec la Bulgarie et la Roumanie), qui font de l’Europe un grand projet dont les bases doivent être consolidées.
· la Norvège et la Suisse qui jusqu’à présent n’ont pas souhaité entrer dans l’Union Européenne, ainsi que l’Islande
· les pays de l’ancienne Yougoslavie (Serbie, Montenegro , Croatie, Macédoine, Bosnie) et l’Albanie
qui devront rapidement être associés avant de devenir membres à part entière.
Avec les pays situés autour de l’Europe ainsi délimitée, l’Union devra développer des partenariats renforcés comme il en existe déjà avec certains d’entre eux.
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