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Encore la Méthode Blanc
Alors que le « sacre » ( !) de Sarkozy et le référendum interne du PS occupaient toute l’actualité politique, deux événements ignorés des médias ont montré à quel point C Blanc a fait avancer des idées fondamentales pour l’avenir de notre pays :
Un colloque à l’institut Pasteur a regroupé plus de 500 personnes (alors que les inscriptions étaient closes depuis 15 jours) autour des « nouvelles clés de la croissance. Un président de région PS, un président de région UMP, de nombreux présidents d’université, des chercheurs et des chefs d’entreprises ont montré leur accord profond sur cette question.
Le même jour, un appel à projet pour des pôles de compétitivité à été lancé par le ministre de l’équipement, celui de la recherche et le secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire
Ces deux événement montraient le consensus qui commence à se construire sur la réponse à donner aux défis décrits dans le Monde du même jour sous les titres : « L'investissement des entreprises françaises en panne » et « Faute d'innovation, les sociétés françaises se condamnent à se battre uniquement sur les prix ».
Comment en est on arrivé là ?
Il y a 18 mois, Christian Blanc, réunissait une trentaine de responsables d’Energies Démocrates pendant un samedi complet pour leur faire découvrir l’évolution du fonctionnement micro économique et un exemple de SPL (les clusters à la Française promus par la DATAR, mais ne bénéficiant pas d’un lien efficace avec une recherche publique inadapté à cet objet)
En octobre 2003, il obtenait du premier ministre de conduire une mission parlementaire sur ce thème. Son rapport, construit après des visites en Bavière, en Catalogne et en Lombardie et l’écoute de plus de 100 acteurs différents, puis remis en avril 2004, montrait comment le rattachement centralisé de l’enseignement supérieur , de la recherche et de l’organisation du développement économique empêchait les acteurs de l’innovation de travailler ensemble localement. Une seule exception, pour des raisons historiques, à Grenoble. Un bel exemple d’inefficacité : le plateau de Saclay avec 16 000 chercheurs et pas de création de start up.
Alors que beaucoup lui suggéraient de communiquer au maximum dans les médias pour faire connaître son rapport, Christian Blanc choisissait une méthode beaucoup plus respectueuse du nécessaire temps d’appropriation de chacun. Il se contentait d’envoyer son rapport autour de lui et de donner la possibilité à tous ceux qui le souhaitaient de le télécharger sur un site construit à cet effet. Résultat ; le rapport se diffusait progressivement et le site recevait au plus fort moment 1500 visites par semaine !
Sur les conseils du premier Ministre, destinataire du rapport et qui l’avait beaucoup apprécié, Christian Blanc a rencontré les différents Ministres concernés et en particulier celui des finances. C’est ainsi que Nicolas Sarkozy, convaincu de l’intérêt du sujet, s’en fut visiter successivement aux cotés de C Blanc le pôle Grenoblois et le plateau de Saclay, puis lançât l’idée d’un appel d’offres autour des pôles de compétitivité, carotte fiscale à l’appui. Au lieu de réagir négativement au dévoiement qui consistait à transformer un problème structurel en question fiscale, Christian Blanc a encouragé l’initiative puis réussi à faire passer 3 amendements lors du passage à l’Assemblée. Aujourd’hui, l’appel d’offres ne limite plus à 20 le nombre de pôles : bientôt on aura compris que quelques pôles d’excellence au niveau mondial sont possibles à Saclay Grenoble et Toulouse, peut être Sophia-Antipolis et qu’il faut partout ailleurs des clusters.
Depuis juillet, Christian Blanc a pris son bâton de pèlerin. Il est intervenu à Amiens au congrès du CNER (Conseil national des économies régionales) et a eu 6 pages dans leur revue. Depuis un mois il est intervenu à Strasbourg, Toulouse, Grenoble et en Bretagne sur ce sujet.
Lors du colloque du 2 décembre, Christian Blanc s’est contenté d’ouvrir et de clore les débats lors de courtes interventions pour laisser la parole à ceux qui, à Grenoble, Montréal ou Barcelone, en Bretagne, à Toulouse ou en Alsace ont déjà agi avec succès ou rêvent de le faire
Le matin du colloque, Christian Blanc était l’invité de la conférence des présidents d’université qui avait déjà réagi à son rapport en mai : manifestement les idées passent !
Le chemin est encore long. Malgré l’urgence qu’il proclame , l’ancien négociateur de la paix en Nouvelle Calédonie applique la méthode Blanc qui a fait ses preuves à la RATP ou à Air France : écoute des acteurs , vision à long terme, identification des « nœuds » du changement et des leviers d’action, respect des hommes, responsabilisation de chacun et confiance et enfin prise en compte du temps et patience vis-à-vis de la maturation des acteurs
Une belle leçon pour nous tous
Un espoir pour notre pays
Gérard Bardier, délégué régional
Décembre 2004
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